Carénage 2009 travaux et remise en état de la quille

part vers  la darce de levage, en remorque car le moteur a tendance à monter en température depuis les crues du Guadalquivir.

 

Prêt à être gruté, nous montons la dérive et le  treuil force anormalement. Un BOUM ÉNORME nous fait sursauter : la quille est retombée, 2 tonnes qui tapent ça fait beaucoup de bruit, "le palpitant bat la chamade" !!!  c'et quoi qu'est ce que c'est ? qu'est ce qui ce passe ? le palan a cassé ? non il est intact ! alors la dérive est tombée !!! P....de M..... Il ne nous manquait plus que ça !

 

Marie et Luis un très bon marinero de Puerto Gèlves cherchent  ce qui a bien pu se passer.

 

Nous trouvons la poulie de relevage cassée, 6mm de plat d'inox déchirés comme un bout de papier !!! Pendant les crues, le puit de dérive s'est rempli de bois mort flottant et au moment de monter la dérive, le palan hydraulique a trop forcé et nous avons cassé la poulie en inox qui est fixée sur la dérive ???
 "C'est fou, c'est un gros morceau de bois qui a coincé la
dérive !!!
"

 

Autre surprise, la surchauffe du moteur était due à un autre bout de bois qui était entré dans l'orifice d'aspiration d'eau du refroidissement du moteur ???
"Haaah !!!  P..... de rivière".

 

 

Enfin dernière surprise et qui n'est pas des moindres, la butée de la dérive tombe comme un fruit mûr !!!!
Bon pour les surprises, il y en a assez pour aujourd'hui !! "Ne t'en fait mon ami" me dit Vincent "nous allons réparer çà et tu vas continuer ton voyage avec et une dérive neuve" (à ce moment précis le pitaine faisait la gueule)

 

Nous avons du déquiller le bateau et faire réparer la dérive. Après plus de 4 heures d'efforts avec l'aide de crics de camions, de palans mais surtout de Vincent et des grutiers de Puerto Gèlves, voici enfin l'axe de dérive enlevé et est déquillé.

 

Satisfaits de savoir que nous allons pouvoir réparer ici, le moral remonte. Nous aurons besoin d'un peu de temps car ce sont de très gros travaux  mais comme disent les espagnols "tenimos tiempo" et nous l'avons. "Nous en avons vu d'autres et ce n'est pas ça qui va nous arrêter".

 

Voici l'axe qui nous a demandé 4 h d'efforts : diamètre 80mm avec seulement 2/10 de mm de jeu et un poids de deux tonnes pendu dessus. La butée qui s'est cassée (en haut sur la photo) quand la quille a tapé  contre le carré plein en acier de 60mm x 60mm  traversant le puit de dérive qui constitue la fin de course.

 

Vous pouvez voir sur cette photo les dégâts provoqués par l'électrolyse. Un axe en inox de 30 mm qui  verrouille la dérive et qui vient dans le trou en acier ci-contre, nous a  bouffé tout le haut de la quille qui est en tôle de 6 mm quand même  (qui est la partie que l'on ne voit pas). L'un des anciens propriétaires de avait dû l'oublier pendant longtemps alors que cela ne sert qu'en navigation.
Plus de peur que de mal, on peut dire que les oxygènes sont vraiment des bateaux très très solides, faits pour le voyage et nous repartirons avec une dérive refaite à neuf

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