Arrivée sur Gibraltar

Nos ennuis de moteur réglés et une escale à Fuengirola (similaire à San Antonio), départ très tôt pour Gibraltar car il faut déjà tenir compte de la marée et des courants qui sont très forts dans le détroit (jusqu'à 3,5 noeuds). Nous avons ainsi bénéficié d'un courant porteur de 1,5 à 2 noeuds.
Découverte du rocher sur un fond brumeux et petits frissons car les portes de l'Atlantique ne sont plus très loin.

 

A ce moment, nous avons Punta Europa, la pointe sud du rocher sur notre droite et les montagnes de l'atlas marocain sur notre gauche. Il n'y a que 13 km entre les deux et l'effet que nous ressentons est vraiment bizarre, nous sommes entre deux continents : l'Europe et l'Afrique et on se sent vraiment tout petit.

Dans le fond de la photo, on peut apercevoir le Maroc.

 

Remontée de la baie d'Algéciras vers le mouillage en zigzaguant à travers les dizaines d'énormes "gros culs" tantôt à l'ancre, tantôt des "qui reculent", tantôt des "qui avancent", tantôt des "qui sont remorqués", environ un toutes les deux minutes et ce pendant les 3/4 d'heure que durera la remontée.
Ici vous pouvez vous asseoir sur toutes les règles maritimes, c'est la loi du plus fort qui prime, car les gros culs ne réduisent ni leur vitesse, ni leur cap. Nous nous demandons presque s'ils nous voient ou pas, à ce moment précis j'avoue avoir manqué de sens artistique, préférant les jumelles à l'appareil photo.
Heureusement que nous sommes arrivés de jour et sans brouillard, sinon bonjour l'angoisse !!!

 

  

Vue du rocher de Gibraltar à partir du mouillage de La Linéa. Ils ont même importé leur "fog" (brouillard pour ceux qui sont fâchés avec l'anglais). Il est impressionnant de voir la rapidité avec laquelle la brume s'installe.

1ère photo : 20 h 30

2ème photo : 20 h 45 et un peu plus tard, nous discernions tout juste les autres voiliers au mouillage (visibilité 15/20 m). Le concert de cornes de brume des cargos "BOOUUUUU...BOOUUUUU"passant par le détroit a bercé notre première nuit.

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