De  Formentera à la Mar Minor

 

 

Nous avons quitté Ibiza avec un vent portant de force  4 à 5. 20 à 25 miles plus tard, le vent est tombé et nous  avons continué au moteur dans des creux de 2 m de houle qui elle est restée. Un vrai bonheur !!! les voileux sauront de quoi je parle.

Encore merci à l'équipage de Vent de Folie qui m'a conseillé de prendre du Stugéron, réellement très efficace contre le mal de mer et sans effet secondaire.

 

Arrivée le soir au mouillage de Morayra, bien abrité de la houle de nord-est. Vue sur les jolies prisons dorées avec barreaux aux fenêtres.

 

Après une bonne nuit réparatrice, nous continuons à descendre. La côte est belle jusqu'au Cabo Calpe,
puis ça change radicalement.

 

Manhattan ? Non, non Benidorm.

 

 

Manhattan ? Non, non Alicante.

 

Alicante de plus prés. Impressionnant de laideur !!!

Voyez les grues , ils  montent encore d'autres building. En descendant le long du littoral jusqu'au Cabo Palos, ce n'est que du béton,du béton,du béton sans discontinuer. Nous avons eu peur de "bousiller" (abîmer) notre appareil photo tellement c'était laid !!!

 

Sur cette côte, très peu de mouillage et les ports qui acceptaient les bateaux à l'ancre dans l'avant port, deviennent quasiment introuvables. Nous nous sommes faits virer de plusieurs endroits dans lesquels sur les documents nautiques, il était indiqué que le mouillage était autorisé. Maintenant, les autorités viennent entre 19 et 20 h vous dire qu'il est interdit de mouiller et donc obligation d'aller au port et de payer.
Ami plaisancier, tu es une vache à lait !!!.
Nous avons donc fait 15 miles de plus et sommes allés sur la Mar Minor, petite mer intérieure (18 mn de long sur 5 de
large). Entrée par le port de Tomas Maestre : il faut attendre que le pont s'ouvre 10 mn toutes les deux heures durant la journée seulement et alors tous les bateaux entrent et sortent à la queue leu leu.

 

Nous avons passé 8 jours sur la Mar Minor qui est un excellent abri par tous les temps et 4 m d'eau en moyenne mais impossible de se baigner car là aussi c'est infesté de méduses grosses comme des ballons de foot. Au bord de la plage, il y a des filets pour les retenir ( face aux hôtels), mais du bateau on en compte entre deux et trois au m2. Là encore, toute la côte est bétonnée, c'est une horreur.  Durant la semaine, c'est assez calme, mais le week-end, c'est le royaume des bateaux à moteur et des jet-ski : les habitués du site savent de quoi je parle.
Ce fut également une escale technique qui sera développée
dans la rubrique "les petits soucis".

 

 

 

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